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Calculatrice d'équation du second degré

Saisissez les coefficients a, b et c de l'équation ax² + bx + c = 0 : la calculatrice donne le discriminant Δ, les racines (réelles ou complexes), le sommet de la parabole, qui fournit la forme canonique, la forme factorisée ainsi que la somme et le produit des racines. Vous pouvez ainsi vérifier chaque étape d'un exercice de première, pas seulement le résultat final.

Mis à jour le

Non nul

0 s'il n'y a pas de terme en x

0 s'il n'y a pas de constante

Mode d'emploi

  1. Mettez l'équation sous la forme ax² + bx + c = 0, tous les termes d'un même côté. Par exemple, x² = 3x + 10 devient x² − 3x − 10 = 0.
  2. Saisissez a (coefficient de x²), b (coefficient de x) et c (terme constant), avec leur signe. Mettez 0 pour un terme absent ; les nombres décimaux s'écrivent avec une virgule.
  3. Lisez les solutions en haut. Les racines x₁ et x₂ et la forme factorisée n'apparaissent que si Δ ≥ 0.

Le coefficient a doit être non nul : sans terme en x², l'équation est du premier degré.

Méthode : le discriminant

On calcule d'abord le discriminant du trinôme :

Δ = b² − 4ac

  • Δ > 0 : deux racines réelles distinctes, (−b − √Δ) / 2a et (−b + √Δ) / 2a ; la calculatrice appelle x₁ la plus petite.
  • Δ = 0 : une racine double, x₀ = −b / 2a.
  • Δ < 0 : aucune racine réelle ; dans ℂ, deux racines complexes conjuguées −b/2a ± i√(−Δ)/2|a|.

Le sommet affiché est le point S(α ; β) de la parabole, avec α = −b/2a et β = −Δ/4a. Il donne directement la forme canonique a(x − α)² + β. La forme factorisée est a(x − x₁)(x − x₂), ou a(x − x₀)² pour une racine double. Enfin, la somme des racines vaut S = −b/a et leur produit P = c/a.

Quand b est très grand devant a et c, la formule usuelle soustrait deux nombres presque égaux et perd en précision. La calculatrice calcule donc q = −(b + signe(b)·√Δ) / 2, puis x₁ = q/a et x₂ = c/q. Les valeurs sont arrondies à 10 chiffres significatifs.

Exemples corrigés

1. Δ > 0 : x² − 3x − 10 = 0

Avec a = 1, b = −3, c = −10, on obtient Δ = 49 = 7². Les racines sont x₁ = −2 et x₂ = 5, d'où la forme factorisée (x + 2)(x − 5). Le sommet est S(1,5 ; −12,25), donc la forme canonique s'écrit (x − 1,5)² − 12,25. Contrôle : somme 3, produit −10.

2. Δ = 0 : x² + 6x + 9 = 0

Δ = 0 et la racine double est x₀ = −3 : le trinôme est le carré (x + 3)², et la parabole touche l'axe des abscisses en son sommet (−3 ; 0).

3. Δ < 0 : 2x² − 4x + 5 = 0

Δ = −24 : l'équation n'a pas de solution réelle. Le sommet (1 ; 3) est au-dessus de l'axe et a > 0, donc le trinôme est toujours positif. Dans l'ensemble des nombres complexes, les racines sont x = 1 ± 1,224744871i, c'est-à-dire 1 ± i√6/2.

4. Une application en physique

Une balle lancée vers le haut à 20 m/s depuis 1,5 m a pour hauteur h(t) = −4,9t² + 20t + 1,5 (avec g ≈ 9,8 m/s²). Les racines sont t ≈ −0,073670308 et t ≈ 4,155302961 : seule la racine positive a un sens, la balle touche le sol au bout d'environ 4,16 s. Le sommet (2,040816327 ; 21,90816327) indique une hauteur maximale d'environ 21,9 m.

Exploiter le résultat

Le signe du trinôme se déduit des racines : il est du signe de a à l'extérieur des racines et du signe contraire entre elles. Pour x² − 3x − 10, il est donc négatif sur ]−2 ; 5[ et positif ailleurs. Dans une copie, gardez les valeurs exactes (fractions, radicaux) : la calculatrice affiche des valeurs décimales arrondies, comme 2,414213562 pour 1 + √2.

Questions fréquentes

Comment calculer le discriminant ?

Δ = b² − 4ac. Attention aux signes : pour x² − 3x − 10, b² = 9 et −4ac = −4 × 1 × (−10) = 40, donc Δ = 49.

Que faire si Δ est négatif ?

L'équation n'a aucune solution dans ℝ, et le trinôme ne se factorise pas en produit de facteurs du premier degré réels. La calculatrice indique tout de même les deux racines complexes conjuguées, pour qui travaille avec les nombres complexes.

Comment trouver la forme canonique ?

Lisez le sommet (α ; β) affiché et écrivez a(x − α)² + β. Pour 2x² − 4x + 5, le sommet (1 ; 3) donne 2(x − 1)² + 3.

Peut-on éviter Δ quand une racine est évidente ?

Oui, avec le produit des racines. Pour x² − 5x + 6, x = 2 est évidente ; comme le produit vaut c/a = 6, l'autre racine est 3. La calculatrice confirme : x₁ = 2, x₂ = 3.

Et si b ou c vaut 0 ?

Saisissez 0. Pour −x² + 9 = 0, entrez a = −1, b = 0, c = 9 : les racines sont −3 et 3. Pour x² − 2 = 0, on obtient ±1,414213562, soit ±√2.

Pourquoi a ne peut-il pas être nul ?

Si a = 0, il n'y a plus de terme en x² : bx + c = 0 est une équation du premier degré, qui se résout par x = −c/b lorsque b ≠ 0.

Sources

  1. Bulletin officiel spécial n° 1 du 22 janvier 2019 — Programme de spécialité de mathématiques de première générale
  2. Cours de 1re spécialité — Chapitre 1 : le second degré (pages.math.cnrs.fr)
  3. NIST Digital Library of Mathematical Functions, §1.11(iii) Quadratic Equations

Les résultats sont calculés en virgule flottante et arrondis à l'affichage. Dans un devoir, rédigez la démarche et donnez les valeurs exactes lorsque l'énoncé l'exige.